Histoire de Saint-Epain

L’origine de la création du bourg de Saint-Epain remonte aux temps les plus reculés de l’Histoire.

Dès l’apparition d’une activité humaine sur le territoire, plusieurs sites furent occupés, en particulier dans les différentes vallées escarpées bordées de falaises de tuffeau, propices à l’habitat naturel que sont les caves troglodytiques.

Le bourg lui-même ne s’est pas implanté au hasard : c’est là, que la voie gallo-romaine Tours-Poitiers franchissait la rivière « la Manse » tout près de son confluent avec le ruisseau de Montgoger au lieu-dit « la Boue » point le plus bas du bourg et de la vallée.

Ce nom hautement symbolique désigne un passage boueux qui n’est autre qu’un passage à gué de la rivière.

Saint-Epain se nommait au VIIIème siècle Brigogalus. Nom de racine celtique et d’origine gauloise, Briga a le plus souvent le sens de « forteresse », «hauteur », « château fort», et Ialo, de même origine, désigne un « endroit », une « clairière », un «champ». Brigogalus pouvait ainsi se traduire par « endroit fortifié ». C’est à partir du XIème siècle que l’appellation de la cité prend une forme proche de sa forme actuelle, du nom du martyr Saint-Epain : Sanctus Spanus en 1022.

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Maison troglodytique

 

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La voie romaine

Epain, fils de Maure fut converti et baptisé par Saint-Martin, alors évêque de Tours, à la fin du IVème siècle vers l’an 390. Il est issu du peuple Wisigoth, originaire de Scandinavie (« Goths occidentaux » ou « Goths sages ») et de religion arienne.

Dénommé Saint-Espain jusqu’au XVIIIème, le "s" disparaît après la Révolution, en français moderne, pour donner l’accent grave sur le e : saint-épain.
Les habitants sont appelés : Saint-Epinois, Saint-Epinoises, pouvant également être appelés : Epinaciens, Epinaciennes (fort peu usité).

 
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Reliques de Saint-Epain

 

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La Manse

 

 
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Mur romain

 

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Gargouille de l'église  

 

 

Saint-Epain, qualifié de châtellenie et de prévôté, relevait du roi à cause du Château de Chinon. Dès le IXème siècle, le bourg et les églises appartenaient à la Collégiale de Saint-Martin de Tours. Les Chanoines de Saint-Martin furent autorisés à relever les fortifications par lettres patentes du Roi Charles VII en date du 18 janvier 1437. Il est dit dans ces lettres que Saint-Epain est « une des plus belles villes champêtres et des plus marchandes du pays de Touraine, bien peuplée et garnie de beaux édifices ».

L’église dédiée à Saint-Epain devient église paroissiale. L’édifice actuel est une construction du XIIème siècle, agrandie aux XIIIème, XVème et XVIème siècles, qui remplace une construction plus ancienne, mentionnée déjà dans les chartes du VIIIème siècle.

La superficie de la commune de Saint-Epain est de 6 265 hectares ; c'est l'une des plus grandes du département d’Indre-et-Loire.

PUBLICATIONS

* Histoire de Saint Epain, martyr tourangeau

* Le Chemin des Moulins des vallées de Saint-Epain